Mais d'où vient le chat persan ?
L'origine exacte des chats persans demeure inconnue à ce jour.
D'après la légende,il aurait été importé de Perse en Italie en 1551 par l'explorateur Pietro Della Valle.
Mais les spécialistes s'interrogent : vient-il vraiment de Perse ? Ne serait-ce pas plutôt de Turquie ou d'Afghanistan ? A moins qu'il ne vienne d'Arménie ... A cette époque, on nommait indifféremment les chats à poils longs "persans", "chinois" ou "indien" car la mode était à l'exotisme.
Qu'importe : il était beau, son succès fut immédiat et croisé et recroisé, ce chat, aux origines asiatiques flottantes, devint célèbre partout en Europe dès le XVIIème siècle, grâce surtout aux Britanniques, qui en affinèrent la race puis en déterminèrent les standards en 1880. |
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Quant au chinchilla...
En 1882, en Grande-Bretagne, une éleveuse anglaise, Madame Vallence, eut l'idée de croiser sa chatte persane silver tabby (tigrée argentée) avec un mâle persan smoke (fumé). De cette union naquît une petite chatte qui, recroisée avec son père, donna naissance à Silver Lambkin, le premier mâle Persan nommé Chinchilla.
Ci-contre : "Chinchilla" parce que sa fourrure rappelait celle du petit mammifère d'Amérique du sud du même nom (mais heureusement pas avec la même odeur). Ce petit rongeur possède une fine fourrure gris perle considérée comme l'une des plus rares et plus chères au monde. Pourtant, sa couleur a un tipping inverse à celui du persan chinchilla puisque chez ce rongeur, le sous-poil est noir et l'extrémité est blanche. |
Ce chat tacheté aux oreilles triangulaires était d'un bleu presque lavande, bien loin des standards actuels des "Best in Show".. Il n'en reste pas moins que, présenté par sa propriétaire à la fameuse exposition féline de Londre, en 1888, au Crystal Palace, il fut salué par les experts comme le représentant d'une magnifique réussite génétique.
Il mourut à l'âge respectable de 17 ans, non sans avoir assuré une nombreuse descendance. Sa dépouille a été naturalisée et conservée au South Kensington Museum de Londres, où paraît-il, on peut encore l'y admirer.
Depuis lors, la réputation de cette race à la beauté si rare ne s'est jamais démentie... et cela se comprend car, au fil du travail des éleveurs et des croisements, il est devenu le seul chat persan à posséder des yeux d'un vert émeraude savamment maquillés et un pelage neigeux, lumineux, saupoudré d'argent.
Pour accéder aux standards actuels du persan chinchilla, cliquez sur la flèche de droite ci-dessous. |
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